Portfolio : Le camp de l'Ein sous le choc

Il est difficile de se déplacer dans les ruelles recouvertes des restes des maisons détruites et saccagées par les soldats israéliens.

Les enfants, sortent hagards après trois jours de couvre feu complet. Ils récupèrent ce qui peut l'être, certain garde dans leur regard, la marque de la souffrance.





Comment raconter les menaces sur des bébés de 6 mois parcequ'ils crient trop fort à la vue des soldats, comment expliquer les situations de familles entières enfermées dans des salles de bains pendant deux jours sans rien à manger, pendant que les soldats pillent, saccagent, tirent dans les maisons, comment répondre à la détresse des familles victimes des violences des militaires, de l'enlèvement de leurs enfants, pères ou frères dont jusqu'aujourd'hui ils ne savent toujours rien ? Que puis je leur dire, moi la petite française ? Ils me demandent la certitude que leur histoire sera racontée... il y a tellement de choses de larmes et de tragédies. Je ne peux tout dire en quelques phrases ou en quelques photos.

Le bilan du côté palestinien est de 19 bléssés et deux morts : l'un, jetteur de pierre de 16 ans, l'autre handicapé de 38 ans : le crieur du Ramadan. Les soldats israéliens ont aussi perdu l'un des leurs. Le camp enterre ses morts et pense ses blessures, mais la vie continue même si l'espoir n'existe plus depuis longtemps. Le camps de l'Ein relève la tête doucement, fière d'avoir resister et de dévoiler qu'aucun des combattants que les israéliens étaient venus chercher n'ont été arrétés.
Nadia S.




